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Communiqué de SUD Etudiant - par SUDrail PSL le 08/03/2010 @ 17:34

Quatre ans après, la répression post-CPE continue son bout de chemin

Communiqué de SUD-Etudiant :


Quatre militants dont un de SUD Etudiant, condamnés après le mouvement anti-LEC doivent s'acquitter de dommage et intérêts important, près de 4 ans après.

La mouvement contre la LEC (loi d'Egalite des Chances) de 2006 fut le plus important mouvement social de ces dernières années, exemplaire par la forme, unissant travailleurs/euses en formation, en recherche d'emploi, en retraite, en activité...
Cette loi a suscité douze semaines de lutte exceptionnelle qui se sont soldées par le retrait du CPE.

Ce fut aussi l'un des plus réprimés.
Des milliers d'arrestations se soldant par des centaines de condamnation eurent lieu. La répression a pour objectif de faire taire les révoltes sociales que cette société inégalitaire engendre nécessairement.

Parmi les victimes de l'arbitraire, arrêtées pour faire du chiffre, il y' avait aussi des militant-e-s un peu trop en vue au goût du pouvoir.
Ce fut le cas de Valentin, Jean-Pascal, Reda et Pierre-Louis. Arrêtés pour avoir perturbé un débat «université-emploi » qui se tenait sur l'Université, en juin 2006, et dont la police filtrait les entrées à l’aide d‚une liste de noms, ne laissant passer que le patronat et les dirigeant-e-s de l’université à la demande de ceux-ci. Ils furent alors condamnés à de lourdes peines: de la prison avec sursis et une lourde amende de 5800 euros. La mobilisation avait alors permis de réunir la somme.

Mais près de 4 ans après les fait, un policier fait valoir ses droits à l'expertise. Le tribunal condamne alors ces 4 camarades à lui verser la somme de 4900 euros au titre du préjudice subit, et ce avant le 20 mars.
Ils n'ont évidemment pas les moyens de s'acquitter de cette somme.

La Fédération SUD Etudiant n'abandonnera pas ses militant-e-s et les étudiant-e-s grévistes. La répression est une arme de l'état et du patronat pour briser les résistances. Soutenir ceux qui en sont victimes, c'est permettre à de nouvelles luttes d'avoir lieu, c'est faire un pied de nez à nos ennemis, c'est empêcher la peur de s'installer.

Que ce soit pendant le mouvement de grève à GRDF, celui du tramway à Lyon, partout en France pendant les différents mouvements étudiants et lycéens de ces dernières années ou encore à l'encontre des militant-e-s de Continental, de l'USTKE et du LKP la répression a frappé. Organisation syndicale aux moyens financiers limités, en butte à de nombreux cas de répression (Loi Fillon en 2005, LEC en 2006, contre la LRU en 2007 et 2009 ainsi que diverses luttes sociales sur les thématiques telles que le logement, les sans-papiers...) touchant ses
militant-e-s, la Fédération SUD Etudiant ne peut supporter seule cette condamnation.

C'est pourquoi nous appelons à soutenir ces camarades en:

* publiant et faisant circuler cet appel, si vous disposez d’un site Web et/ou d’un organe de
presse .

* en envoyant un chèque à l'ordre de Solidaires 13 en inscrivant au dos "Solidarité répression Aix", à :

Solidaires 13
Le Grand Domaine
26 bd des dames
13002 Marseille


Cheminot-e-s de la région de Paris St-Lazare : signez la pétition unitaire SUD-Rail - CGT !

         

Retraites 1993 - 2003 - 2007 - aujourd’hui :
une parodie de débat

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Cheminot-e-s de la région de Paris St-Lazare : signez la pétition unitaire SUD-Rail - CGT !


Une manipulation orchestrée...

Une partie des médias est en train de préparer l’opinion publique : alors que l’on se félicite constamment de la vitalité de la démographie française, la France étant l’un des 1ers pays européens en termes de fécondité, (+ 360.000 personnes selon l’INSEE en 2009), alors que solde migratoire est positif (+ 71.000 en 2009) malgré la politique répressive du gouvernement, comment affirmer qu’il n’y aurait plus assez de d’actifs donc de cotisants dans les années à venir ?

A l’âge de 35 ans, un cadre supérieur peut espérer vivre 7 ans de plus qu’un ouvrier, selon l’observatoire des inégalités, et que cet écart se creuse (écart de « seulement » 6 ans en 2003) ?

La France est le pays d’Europe occidentale dans lequel les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales apparaissent comme le plus élevé ? (source : RAI : Réseau d’alerte sur les inégalités et leur site BIP 40).

Notre système de retraites est une « double peine pour les ouvriers », pour reprendre l’étude de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques).

Car, les ouvriers vivent moins longtemps mais aussi sont en moins bonne santé à âge équivalent, étant davantage victimes d’incapacités et d’handicaps.

En 2003, un homme cadre de 35 ans peut espérer vivre encore 47 ans dont 34 indemne de toute incapacité, un ouvrier, 41 ans dont 24 ans sans incapacité... Autre inégalité : la retraite des femmes est inférieure de 44 % à celle des hommes.

Avec quoi vivront les millions de chômeurs et de précaires de notre pays quand ils  partiront en retraite ? Ils n’auront pas d’autres choix que de repousser encore l’âge de
départ. Le débat sur les retraites dans notre pays n’est donc qu’une mascarade, une
mise en scène trompeuse.

A l’heure où les retraites sont de nouveau attaquées, le langage de la résistance est celui de l’unité, et non pas celui d’opposition entre secteur public et privé, Français et
immigrés, femmes et hommes, jeunes et vieux, précaires et emplois stables, ouvriers et cadres etc.

 
A l’heure où la classe dirigeante rivalise d’ingéniosité pour culpabiliser les travailleurs (débat orienté, données tronquées, chiffres alarmistes, etc), chacune/chacun doit prendre conscience de la manipulation opérée. Le but est de détourner l’opinion publique d’un véritable scandale : celui de la répartitions des richesses.


En effet, en 2007, le magazine Challenges relevait que jamais les 500 principaux détenteurs de capital « familial » de notre pays n’ont vu leur fortune progresser
aussi vite. En un an, leur poids dans l’économie est passé de 200 à 289 milliards d’euros. Ces 500 fortunes représentent désormais 15 % du PIB, contre 6 % il y a une
décennie. Sur cette période, le patrimoine professionnel des 500 a triplé et a progressé six fois plus vite que la richesse nationale.

Entre 2004 et 2005, les 500 premières fortunes françaises ont accru leur fortune de 30
milliards d’euros soit l’équivalent de trois fois le « trou » présumé de la Sécurité Sociale. Ces richesses ainsi « siphonnée », non réinvesties, non redistribuées par l’impôt républicain progressif, ni par l’impôt sur les sociétés, proviennent du labeur des
travailleurs. (Source : Gérard Filoche, Salariés si vous saviez…)

D’après la Commission Européenne, entre 1983 et 2006, la part des salaires dans la
richesse nationale a chuté de 9,3 %. L’ancien directeur de l’IRES (Institut de Recherches
économiques et sociales), Jacky Fayolle, dénonce qu’ « il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros par an qui ont ripé du travail vers le capital. »

Le journaliste François Ruffin (la Guerre des classes) précise que « même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé.
Soit plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité Sociale (12 milliards d’euros), une vingtaine de fois celui des retraites (4,6 milliards d’euros), de même pour les régimes spéciaux (5 milliards d’euros).

Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, ô combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés… ».

100 milliards d’euros PAR AN au bas mot… va-t-on encore longtemps culpabiliser les
Français parce qu’il faut trouver 60 à 110 milliards d’euros vers 2040 ? En 30 ans, à ce rythme,c’est AU MINIMUM, 3.000 milliards d’euros qui auront atterri dans les poches des
grands actionnaires et grands patrons.


STOP aux idées reçues !

Où comment les cheminot-e-s gagnent moins en retraite que le privé et la fonction publique...

Le taux de remplacement est le rapport entre le montant de la pension et le montant de la dernière rémunération d’activité. Quel que soit le niveau hiérarchique (exécution, maîtrise, cadre), le taux de remplacement des pensions SNCF est moins élevé que celui des avantages de retraite des salariés du secteur privé constitués par la pension de la
sécurité social et la ou les retraites complémentaires. Il est également moins élevé que
celui des fonctionnaires. Il faut rappeler que les cheminots ne perçoivent qu’une seule pension pour leur activité à la SNCF. Ils ne bénéficient pas de retraite complémentaire.

Taux moyen de remplacement
Secteur privé         Fonction publique         SNCF
84 %                           77 %                      67.5 %

La projection oubliée du COR

En 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) soulignait :
« Sur 40 ans, la richesse de la France devrait doubler », soit une augmentation de 1 700 milliards d’Euros de la richesse nationale en 2050 !

Comment alors nous faire  croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’Euros nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?

Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1500 milliards
d’Euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée
est totalement exclue du débat public.


On comprend pourquoi : soit les richesses créées sont destinées à une politique sociale de haut niveau, soit elles sont réservées aux seuls profits des propriétaires de « Rollex » de moins de 50 ans.
Et tant pis si la majorité des retraités plonge dans la pauvreté...

Malgré les beaux discours, l’objectif reste de faire reculer suffisamment la retraite par répartition pour faire une place de choix aux fonds de pension. La droite et le Medef
doivent donc imposer un recul encore plus important aux retraites par répartition, afin que
les salariés qui en ont la possibilité n’aient plus qu’en seul recours de se tourner vers les fonds de pension.


Les renseignements pratiques seront communiqués sur notre site
Tous à la manif du 23 mars 2010 !



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