RETRAIT DU PROJET DE REFORME DES RETRAITES !
- par SUD rail psl le 30/08/2010 @ 22:03
Mobilisés, Unis, Déterminés
Tous dans l'action pour gagner !
RETRAIT DU PROJET DE REFORME
DES RETRAITES !
La réforme Sarkozy/Fillon/Woerth n’est ni négociable, ni amendable.
Elle doit être retirée.
Pas touche à nos retraites.
Pas touche au T2.
Les organisations syndicales CGT Pord, SUD-Rail, FO et CFTC appellent les cheminots et l’ensemble des salariés à se mettre en grève le 07 septembre 2010, jour du début des débats parlementaires sur la réforme des retraites.
Oui, il est possible de financer la retraite autrement en abrogeant l’ensemble des réformes depuis 1993.
Si l’état et le patronat payaient leurs dettes, il n’y aurait pas de déficit, donc pas besoin de réforme.
La réforme Sarkozy/Fillon/Woerth est synonyme de régression sociale sans précédent, par conséquent elle doit être retirée.
De même, nous refusons toute remise en cause du financement des droits spécifiques des cheminots, le T2 c’est notre salaire n’y touchez pas.
Les syndicats CGT Pord, SUD-Rail, FO et CFTC rappellent leurs revendications sur les retraites
Garantir le droit à la retraite à 55 ans (50 pour les ADC avec retour des bonifications pour tous)
Maintenir le calcul sur les 6 derniers mois.
Amélioration des droits à la retraite des cheminots contractuels.
Garantir un niveau de pension correspondant à 75 % du dernier salaire (sur l’ensemble de la rémunération) et en aucun cas inférieur au SMIC, pour 25 ans de service.
Stopper l’allongement de la durée de cotisation avec un retour aux 37.5 annuités
Suppression de la décote.
Revenir à la péréquation des pensions sur les salaires.
Notre démarche s’inscrit dans la préparation d’un mouvement fort, afin de faire reculer le gouvernement sur sa réforme, pour cela la grève interprofessionnelle généralisée doit être mise à l’ordre du jour.
TOUS EN GREVE LE MARDI 7 SEPTEMBRE 2010
TOUS A L’ASSEMBLEE GENERALE
A 11H00
QUAI 27 EN GARE ST LAZARE
Le Président de la République, le gouvernement, appuyés par le MEDEF, ont pris la responsabilité de faire le choix de soumettre au
débat du Parlement, en procédure d’urgence, un projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.
En décidant de s’installer dans la perspective d’une confrontation sociale, ils semblent toujours vouloir ignorer le mécontentement croissant et les exigences qui l’accompagnent.
Mais l’été et les campagnes médiatiques visant à diviser les salariés et à occulter les vrais débats de société en tentant de masquer le rejet qu’inspire leur politique de rigueur n’y changent rien. L’avenir des retraites est au centre des préoccupations du salariat.
Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier (46% de grévistes à la SNCF), les multiples initiatives qui ont ponctué la période estivale montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs propositions pour des mesures permettant de véritablement assurer la pérennité du système de retraite par répartition.
Les cheminots, très présents avec les autres salariés, ont bien compris que la sauvegarde de leur régime spécial de retraite dépendra du contenu de la réforme en cours.
Les efforts de communication de la Direction SNCF et les manoeuvres du gouvernement ne peuvent tromper les cheminots et affaiblir leur engagement dans leur participation qu’il convient de conforter et d’élargir.
Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci.
Rien n’est joué !
Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications par
d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Un préavis de grève nationale unitaire a été déposé pour la période du lundi 06 septembre 2010 à 19h00
au mercredi 08 septembre 2010 à 8h00, couvrant l’ensemble du personnel de la SNCF.
À la SNCF, la direction doit ouvrir des négociations avec les fédérations syndicales.
L’avenir du service public ferroviaire, l’emploi et le pouvoir d’achat sont des sujets sensibles qui appellent de véritables réponses.
La politique de Fret SNCF apparaît, dans et hors de l’entreprise, comme allant à contresens des enjeux de société, mais aussi des engagements pris par l’Etat concernant le report modal des transports de marchandises de la route vers le rail lors du « Grenelle de l’Environnement ».
Au regard de l’intérêt porté par les citoyens sur les questions environnementales, les enjeux du développement durable, la saturation du réseau routier et la sécurité, les Fédérations Syndicales des cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT demandent une remise à plat des projets de la direction de la SNCF et l’ouverture de véritables négociations sur la base des propositions des organisations syndicales.
Sur l’emploi, la politique menée depuis des années par la Direction fragilise la qualité du service public. Cette situation détériore les conditions de travail des cheminots et génère des dysfonctionnements graves affectant la sécurité des circulations ferroviaires.
Il y a urgence à développer l’emploi à statut pour répondre aux besoins du Service Public ferroviaire, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.
La pérennité de notre régime spécial et son financement sont étroitement liés aux questions d’emploi et de salaire.
Sur ce dernier point, comme une large majorité de Français, les cheminots sont impactés par les dérives tarifaires sur les produits de première nécessité. Il y a donc urgence à ouvrir de nouvelles discussions salariales.
Enfin, la Direction SNCF doit apporter des réponses sur la situation des exapprentis ou élèves de la SNCF qui suscite un fort mécontentement à l’heure où ces derniers, faute de validation de leurs trimestres d’apprentissage par la CNAV, ne peuvent bénéficier des mesures salariales liquidables pour la retraite négociée en 2007 lors de la réforme du régime spécial.
Comme elles s’y sont engagées dans la poursuite de l’action interprofessionnelle dans laquelle elles se sont inscrites, les Fédérations
Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT appellent les cheminots à agir par la grève le 07 septembre 2010 et à participer massivement aux manifestations organisées partout en France.
Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations syndicales interprofessionnelles se réunira dès le 08 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.
Dans ce cadre, nos Fédérations Syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, se rencontreront le 09 septembre 2010.
Mobilisés, Unis, Déterminés
Tous dans l'action pour gagner !
RETRAIT DU PROJET DE REFORME
DES RETRAITES !
La réforme Sarkozy/Fillon/Woerth n’est ni négociable, ni amendable.
Elle doit être retirée.
Pas touche à nos retraites.
Pas touche au T2.
Les organisations syndicales CGT Pord, SUD-Rail, FO et CFTC appellent les cheminots et l’ensemble des salariés à se mettre en grève le 07 septembre 2010, jour du début des débats parlementaires sur la réforme des retraites.
Oui, il est possible de financer la retraite autrement en abrogeant l’ensemble des réformes depuis 1993.
Si l’état et le patronat payaient leurs dettes, il n’y aurait pas de déficit, donc pas besoin de réforme.
La réforme Sarkozy/Fillon/Woerth est synonyme de régression sociale sans précédent, par conséquent elle doit être retirée.
De même, nous refusons toute remise en cause du financement des droits spécifiques des cheminots, le T2 c’est notre salaire n’y touchez pas.
Les syndicats CGT Pord, SUD-Rail, FO et CFTC rappellent leurs revendications sur les retraites
Garantir le droit à la retraite à 55 ans (50 pour les ADC avec retour des bonifications pour tous)
Maintenir le calcul sur les 6 derniers mois.
Amélioration des droits à la retraite des cheminots contractuels.
Garantir un niveau de pension correspondant à 75 % du dernier salaire (sur l’ensemble de la rémunération) et en aucun cas inférieur au SMIC, pour 25 ans de service.
Stopper l’allongement de la durée de cotisation avec un retour aux 37.5 annuités
Suppression de la décote.
Revenir à la péréquation des pensions sur les salaires.
Notre démarche s’inscrit dans la préparation d’un mouvement fort, afin de faire reculer le gouvernement sur sa réforme, pour cela la grève interprofessionnelle généralisée doit être mise à l’ordre du jour.
TOUS EN GREVE LE MARDI 7 SEPTEMBRE 2010
TOUS A L’ASSEMBLEE GENERALE
A 11H00
QUAI 27 EN GARE ST LAZARE
Le Président de la République, le gouvernement, appuyés par le MEDEF, ont pris la responsabilité de faire le choix de soumettre au
débat du Parlement, en procédure d’urgence, un projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.
En décidant de s’installer dans la perspective d’une confrontation sociale, ils semblent toujours vouloir ignorer le mécontentement croissant et les exigences qui l’accompagnent.
Mais l’été et les campagnes médiatiques visant à diviser les salariés et à occulter les vrais débats de société en tentant de masquer le rejet qu’inspire leur politique de rigueur n’y changent rien. L’avenir des retraites est au centre des préoccupations du salariat.
Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier (46% de grévistes à la SNCF), les multiples initiatives qui ont ponctué la période estivale montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs propositions pour des mesures permettant de véritablement assurer la pérennité du système de retraite par répartition.
Les cheminots, très présents avec les autres salariés, ont bien compris que la sauvegarde de leur régime spécial de retraite dépendra du contenu de la réforme en cours.
Les efforts de communication de la Direction SNCF et les manoeuvres du gouvernement ne peuvent tromper les cheminots et affaiblir leur engagement dans leur participation qu’il convient de conforter et d’élargir.
Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci.
Rien n’est joué !
Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications par
d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat.
Un préavis de grève nationale unitaire a été déposé pour la période du lundi 06 septembre 2010 à 19h00
au mercredi 08 septembre 2010 à 8h00, couvrant l’ensemble du personnel de la SNCF.
À la SNCF, la direction doit ouvrir des négociations avec les fédérations syndicales.
L’avenir du service public ferroviaire, l’emploi et le pouvoir d’achat sont des sujets sensibles qui appellent de véritables réponses.
La politique de Fret SNCF apparaît, dans et hors de l’entreprise, comme allant à contresens des enjeux de société, mais aussi des engagements pris par l’Etat concernant le report modal des transports de marchandises de la route vers le rail lors du « Grenelle de l’Environnement ».
Au regard de l’intérêt porté par les citoyens sur les questions environnementales, les enjeux du développement durable, la saturation du réseau routier et la sécurité, les Fédérations Syndicales des cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT demandent une remise à plat des projets de la direction de la SNCF et l’ouverture de véritables négociations sur la base des propositions des organisations syndicales.
Sur l’emploi, la politique menée depuis des années par la Direction fragilise la qualité du service public. Cette situation détériore les conditions de travail des cheminots et génère des dysfonctionnements graves affectant la sécurité des circulations ferroviaires.
Il y a urgence à développer l’emploi à statut pour répondre aux besoins du Service Public ferroviaire, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.
La pérennité de notre régime spécial et son financement sont étroitement liés aux questions d’emploi et de salaire.
Sur ce dernier point, comme une large majorité de Français, les cheminots sont impactés par les dérives tarifaires sur les produits de première nécessité. Il y a donc urgence à ouvrir de nouvelles discussions salariales.
Enfin, la Direction SNCF doit apporter des réponses sur la situation des exapprentis ou élèves de la SNCF qui suscite un fort mécontentement à l’heure où ces derniers, faute de validation de leurs trimestres d’apprentissage par la CNAV, ne peuvent bénéficier des mesures salariales liquidables pour la retraite négociée en 2007 lors de la réforme du régime spécial.
Comme elles s’y sont engagées dans la poursuite de l’action interprofessionnelle dans laquelle elles se sont inscrites, les Fédérations
Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT appellent les cheminots à agir par la grève le 07 septembre 2010 et à participer massivement aux manifestations organisées partout en France.
Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations syndicales interprofessionnelles se réunira dès le 08 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.
Dans ce cadre, nos Fédérations Syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, se rencontreront le 09 septembre 2010.
Retraites1993 - 2003 - 2007
- aujourd’hui:
une parodie de débat
Une manipulation orchestrée...
Une partie des médias est en train de préparer l’opinion publique : alors que l’on se félicite constamment de la vitalité de la démographie française, la France étant l’un des 1ers pays européens en termes de fécondité, (+ 360.000 personnes selon l’INSEE en 2009), alors que solde migratoire est positif (+ 71.000 en 2009) malgré la politique répressive du gouvernement, comment affirmer qu’il n’y aurait plus assez de d’actifs donc de cotisants dans les années à venir ?
A l’âge de 35 ans, un cadre supérieur peut espérer vivre 7 ans de plus qu’un ouvrier, selon l’observatoire des inégalités, et que cet écart se creuse (écart de « seulement » 6 ans en 2003) ?
La France est le pays d’Europe occidentale dans lequel les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales apparaissent comme le plus élevé ? (source : RAI : Réseau d’alerte sur les inégalités et leur site BIP 40).
Notre système de retraites est une « double peine pour les ouvriers », pour reprendre l’étude de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques).
Car, les ouvriers vivent moins longtemps mais aussi sont en moins bonne santé à âge équivalent, étant davantage victimes d’incapacités et d’handicaps.
En 2003, un homme cadre de 35 ans peut espérer vivre encore 47 ans dont 34 indemne de toute incapacité, un ouvrier, 41 ans dont 24 ans sans incapacité... Autre inégalité : la retraite des femmes est inférieure de 44 % à celle des hommes.
Avec quoi vivront les millions de chômeurs et de précaires de notre pays quand ils partiront en retraite ? Ils n’auront pas d’autres choix que de repousser encore l’âge de
départ. Le débat sur les retraites dans notre pays n’est donc qu’une mascarade, une
mise en scène trompeuse.
A l’heure où les retraites sont de nouveau attaquées, le langage de la résistance est celui de l’unité, et non pas celui d’opposition entre secteur public et privé, Français et
immigrés, femmes et hommes, jeunes et vieux, précaires et emplois stables, ouvriers et cadres etc.
A l’heure où la classe dirigeante rivalise d’ingéniosité pour culpabiliser les travailleurs (débat orienté, données tronquées, chiffres alarmistes, etc), chacune/chacun doit prendre conscience de la manipulation opérée. Le but est de détourner l’opinion publique d’un véritable scandale : celui de la répartitions des richesses.
En effet, en 2007, le magazine Challenges relevait que jamais les 500 principaux détenteurs de capital « familial » de notre pays n’ont vu leur fortune progresser
aussi vite. En un an, leur poids dans l’économie est passé de 200 à 289 milliards d’euros. Ces 500 fortunes représentent désormais 15 % du PIB, contre 6 % il y a une
décennie. Sur cette période, le patrimoine professionnel des 500 a triplé et a progressé six fois plus vite que la richesse nationale.
Entre 2004 et 2005, les 500 premières fortunes françaises ont accru leur fortune de 30
milliards d’euros soit l’équivalent de trois fois le « trou » présumé de la Sécurité Sociale. Ces richesses ainsi « siphonnée », non réinvesties, non redistribuées par l’impôt républicain progressif, ni par l’impôt sur les sociétés, proviennent du labeur des
travailleurs. (Source : Gérard Filoche, Salariés si vous saviez…)
D’après la Commission Européenne, entre 1983 et 2006, la part des salaires dans la
richesse nationale a chuté de 9,3 %. L’ancien directeur de l’IRES (Institut de Recherches
économiques et sociales), Jacky Fayolle, dénonce qu’ « il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros par an qui ont ripé du travail vers le capital. »
Le journaliste François Ruffin (la Guerre des classes) précise que « même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé.
Soit plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité Sociale (12 milliards d’euros), une vingtaine de fois celui des retraites (4,6 milliards d’euros), de même pour les régimes spéciaux (5 milliards d’euros).
Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, ô combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés… ».
100 milliards d’euros PAR AN au bas mot… va-t-on encore longtemps culpabiliser les Français parce qu’il faut trouver 60 à 110 milliards d’euros vers 2040 ? En 30 ans, à ce rythme,c’est AU MINIMUM, 3.000 milliards d’euros qui auront atterri dans les poches des grands actionnaires et grands patrons.
STOP aux idées reçues !
Où comment les cheminot-e-s gagnent moins en retraite que le privé et la fonction publique...
Le taux de remplacement est le rapport entre le montant de la pension et le montant de la dernière rémunération d’activité. Quel que soit le niveau hiérarchique (exécution, maîtrise, cadre), le taux de remplacement des pensions SNCF est moins élevé que celui des avantages de retraite des salariés du secteur privé constitués par la pension de la
sécurité social et la ou les retraites complémentaires. Il est également moins élevé que
celui des fonctionnaires. Il faut rappeler que les cheminots ne perçoivent qu’une seule pension pour leur activité à la SNCF. Ils ne bénéficient pas de retraite complémentaire.
Taux moyen de remplacement
Secteur privé Fonction publique SNCF
84 % 77 % 67.5 %
La projection oubliée du COR
En 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) soulignait :
« Sur 40 ans, la richesse de la France devrait doubler », soit une augmentation de 1 700 milliards d’Euros de la richesse nationale en 2050 !
Comment alors nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’Euros nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?
Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1500 milliards
d’Euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée
est totalement exclue du débat public.
On comprend pourquoi : soit les richesses créées sont destinées à une politique sociale de haut niveau, soit elles sont réservées aux seuls profits des propriétaires de « Rollex » de moins de 50 ans.
Et tant pis si la majorité des retraités plonge dans la pauvreté...
Malgré les beaux discours, l’objectif reste de faire reculer suffisamment la retraite par répartition pour faire une place de choix aux fonds de pension. La droite et le Medef
doivent donc imposer un recul encore plus important aux retraites par répartition, afin que
les salariés qui en ont la possibilité n’aient plus qu’en seul recours de se tourner vers les fonds de pension.
Retraites1993 - 2003 - 2007
- aujourd’hui:
une parodie de débat
Une manipulation orchestrée...
Une partie des médias est en train de préparer l’opinion publique : alors que l’on se félicite constamment de la vitalité de la démographie française, la France étant l’un des 1ers pays européens en termes de fécondité, (+ 360.000 personnes selon l’INSEE en 2009), alors que solde migratoire est positif (+ 71.000 en 2009) malgré la politique répressive du gouvernement, comment affirmer qu’il n’y aurait plus assez de d’actifs donc de cotisants dans les années à venir ?
A l’âge de 35 ans, un cadre supérieur peut espérer vivre 7 ans de plus qu’un ouvrier, selon l’observatoire des inégalités, et que cet écart se creuse (écart de « seulement » 6 ans en 2003) ?
La France est le pays d’Europe occidentale dans lequel les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales apparaissent comme le plus élevé ? (source : RAI : Réseau d’alerte sur les inégalités et leur site BIP 40).
Notre système de retraites est une « double peine pour les ouvriers », pour reprendre l’étude de l’INED (Institut National des Etudes Démographiques).
Car, les ouvriers vivent moins longtemps mais aussi sont en moins bonne santé à âge équivalent, étant davantage victimes d’incapacités et d’handicaps.
En 2003, un homme cadre de 35 ans peut espérer vivre encore 47 ans dont 34 indemne de toute incapacité, un ouvrier, 41 ans dont 24 ans sans incapacité... Autre inégalité : la retraite des femmes est inférieure de 44 % à celle des hommes.
Avec quoi vivront les millions de chômeurs et de précaires de notre pays quand ils partiront en retraite ? Ils n’auront pas d’autres choix que de repousser encore l’âge de
départ. Le débat sur les retraites dans notre pays n’est donc qu’une mascarade, une
mise en scène trompeuse.
A l’heure où les retraites sont de nouveau attaquées, le langage de la résistance est celui de l’unité, et non pas celui d’opposition entre secteur public et privé, Français et
immigrés, femmes et hommes, jeunes et vieux, précaires et emplois stables, ouvriers et cadres etc.
A l’heure où la classe dirigeante rivalise d’ingéniosité pour culpabiliser les travailleurs (débat orienté, données tronquées, chiffres alarmistes, etc), chacune/chacun doit prendre conscience de la manipulation opérée. Le but est de détourner l’opinion publique d’un véritable scandale : celui de la répartitions des richesses.
En effet, en 2007, le magazine Challenges relevait que jamais les 500 principaux détenteurs de capital « familial » de notre pays n’ont vu leur fortune progresser
aussi vite. En un an, leur poids dans l’économie est passé de 200 à 289 milliards d’euros. Ces 500 fortunes représentent désormais 15 % du PIB, contre 6 % il y a une
décennie. Sur cette période, le patrimoine professionnel des 500 a triplé et a progressé six fois plus vite que la richesse nationale.
Entre 2004 et 2005, les 500 premières fortunes françaises ont accru leur fortune de 30
milliards d’euros soit l’équivalent de trois fois le « trou » présumé de la Sécurité Sociale. Ces richesses ainsi « siphonnée », non réinvesties, non redistribuées par l’impôt républicain progressif, ni par l’impôt sur les sociétés, proviennent du labeur des
travailleurs. (Source : Gérard Filoche, Salariés si vous saviez…)
D’après la Commission Européenne, entre 1983 et 2006, la part des salaires dans la
richesse nationale a chuté de 9,3 %. L’ancien directeur de l’IRES (Institut de Recherches
économiques et sociales), Jacky Fayolle, dénonce qu’ « il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros par an qui ont ripé du travail vers le capital. »
Le journaliste François Ruffin (la Guerre des classes) précise que « même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé.
Soit plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité Sociale (12 milliards d’euros), une vingtaine de fois celui des retraites (4,6 milliards d’euros), de même pour les régimes spéciaux (5 milliards d’euros).
Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, ô combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés… ».
100 milliards d’euros PAR AN au bas mot… va-t-on encore longtemps culpabiliser les Français parce qu’il faut trouver 60 à 110 milliards d’euros vers 2040 ? En 30 ans, à ce rythme,c’est AU MINIMUM, 3.000 milliards d’euros qui auront atterri dans les poches des grands actionnaires et grands patrons.
STOP aux idées reçues !
Où comment les cheminot-e-s gagnent moins en retraite que le privé et la fonction publique...
Le taux de remplacement est le rapport entre le montant de la pension et le montant de la dernière rémunération d’activité. Quel que soit le niveau hiérarchique (exécution, maîtrise, cadre), le taux de remplacement des pensions SNCF est moins élevé que celui des avantages de retraite des salariés du secteur privé constitués par la pension de la
sécurité social et la ou les retraites complémentaires. Il est également moins élevé que
celui des fonctionnaires. Il faut rappeler que les cheminots ne perçoivent qu’une seule pension pour leur activité à la SNCF. Ils ne bénéficient pas de retraite complémentaire.
Taux moyen de remplacement
Secteur privé Fonction publique SNCF
84 % 77 % 67.5 %
La projection oubliée du COR
En 2001, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) soulignait :
« Sur 40 ans, la richesse de la France devrait doubler », soit une augmentation de 1 700 milliards d’Euros de la richesse nationale en 2050 !
Comment alors nous faire croire qu’il est impossible de financer les 200 milliards d’Euros nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon ?
Il resterait même, après renflouement du financement des retraites, 1500 milliards
d’Euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés ! Cette donnée
est totalement exclue du débat public.
On comprend pourquoi : soit les richesses créées sont destinées à une politique sociale de haut niveau, soit elles sont réservées aux seuls profits des propriétaires de « Rollex » de moins de 50 ans.
Et tant pis si la majorité des retraités plonge dans la pauvreté...
Malgré les beaux discours, l’objectif reste de faire reculer suffisamment la retraite par répartition pour faire une place de choix aux fonds de pension. La droite et le Medef
doivent donc imposer un recul encore plus important aux retraites par répartition, afin que
les salariés qui en ont la possibilité n’aient plus qu’en seul recours de se tourner vers les fonds de pension.
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